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Le matériel d’équithérapie

Syndicat Interprofessionnel des Praticiens de la Médiation Equine

Le matériel d’équithérapie

Il existe une multitude de matériel en équithérapie et pourtant aucun n’est réellement indispensable.  Du matériel d’équitation classique à celui détourné du quotidien, il est impossible d’en faire une liste exhaustive.  Le matériel utilisé sera choisi en fonction des objectifs de travail lors de la séance. 

Le matériel de base :

On les trouve dans tous les centres équestres et sont aussi utiles pour le cheval que pour la personne qui s’en occupe… Ce sont bien évidemment le licol et les brosses. Leur bénéfice premier est de pouvoir emmener le cheval où l’on veut et de le rendre propre. Du point de vue du patient ces gestes qui peuvent paraître anodins vont permettre de travailler la motricité globale et fine, d’amorcer un lien relationnel avec l’animal, de gagner en confiance et en autonomie… Même si le pansage n’est pas systématiquement pratiqué à chaque séance, il est bien souvent la première responsabilité que va avoir le patient envers le cheval.

Le matériel classique :

Même si l’équithérapie n’est pas comparable à de l’équitation, il ne faut pas négliger le matériel classique : les barres, les cônes, la balle de horse Ball, les cubes… 

Ce matériel à disposition sera très utile pour préparer des parcours « sensori-moteur » variés. 

Dans cette catégorie, nous retrouvons aussi la longe de travail et les longues rênes qui favorisent des exercices à pied pour travailler la confiance en soi, le positionnement, la gestion de l’énergie…

Celui, par contre, pour lequel il est impossible de faire l’impasse, est évidemment le casque lorsqu’il y a mise à cheval. En effet, il assure la sécurité du patient en cas de chute car même si toutes les précautions sont prises par l’équithérapeute, ce risque n’est pas à prendre à la légère.

Le matériel optionnel :

Dans cette catégorie nous allons retrouver la selle et le filet. Si ces deux éléments font partie intégrante de l’équitation, ils sont souvent mis de côté en équithérapie pour plusieurs raisons.  

Le filet permet au cavalier de gérer la direction et l’arrêt de sa monture. Dans la plupart des séances d’équithérapie, il n’a souvent que peu intérêt. En effet, lorsqu’il y a mise à cheval, l’équithérapeute tient systématiquement le cheval. Donc même si l’exercice à ce moment est par exemple un travail sur la latéralisation grâce à des changements de direction, des rênes attachées sur un licol feront l’affaire et cela préservera la bouche de l’animal des gestes parfois maladroits et brusques du patient.

La selle est, comme le filet, souvent laissée de côté par les équithérapeutes. En effet, le contact direct avec le dos du cheval apportera un plus grand bénéfice au niveau des sensations, de l’équilibre, de la mobilité… Le surfaix de voltige, est un bon intermédiaire entre la selle et la monte à cru. Les poignées ont un effet aidant et rassurant pour le patient.

Le matériel détourné :

Beaucoup d’objets du quotidien peuvent trouver leur place en séances d’équithérapie. Ce n’est pas rare en séance de voir diverses boites, une couverture, des frites de piscine, des manches à balais, des petits animaux en plastique, une ardoise, un sapin de Noël, des peluches…

Ces objets souvent familiers pour les patients sont simples à trouver et présentent une multitude de bénéfices. 

Le matériel spécialisé :

Certains handicaps demandent à ce que l’équithérapeute propose du matériel adapté. Celui-ci peut être facile à créer comme les pictogrammes pour la communication non verbale, les rênes à poignées pour permettre une bonne prise en main…

D’autres vont avoir un coût financier non négligeable comme les selles adaptées, les appareils pour mettre les patients lourdement handicapés à cheval (ex : Equilève©)…  Peu d’équithérapeutes ont accès à ce genre de matériel et il est en général nécessaire de demander des subventions pour en faire l’acquisition. 

Caroline MORET, équithérapeute