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Projet de Proposition de Loi visant à encadrer l’exercice de la médiation animale

Syndicat Interprofessionnel des Praticiens de la Médiation Equine

Projet de Proposition de Loi visant à encadrer l’exercice de la médiation animale

Communiqué de Presse – 8 juillet 2025 – Assemblée Nationale

Nous remercions Mmes et MM. les Député·es Sébastien Saint-Pasteur, Brigitte Klinkert, Géraldine Bannier, et Nicolas Thierry pour leur engagement envers la médiation animale à travers ce projet de loi.

La médiation équine est pratiquée depuis l’Antiquité. Diderot lui-même écrivait sur le sujet en 1755. Dès 1972, la France était un précurseur de la structuration d’une filière professionnelle, à travers la création d’une Association Nationale et d’une Fédération Internationale, dont le SIPME est aujourd’hui héritier.

Le SIPME est un syndicat fédérant les métiers structurés de la médiation équine, notamment les métiers du soin, de l’accompagnement et du sport. C’est ensemble, sur la base de notre connaissance quotidienne et approfondie des réalités de terrain, que nous avons eu l’honneur de participer à l’élaboration du projet de loi, en apportant notre expertise, en soulignant les risques, et en cherchant à défendre notre filière dans sa transdisciplinarité face à des dérives que nous ne connaissons que trop.

Les bénéfices de la médiation équine sont étayés depuis 50 ans dans le monde entier par des milliers de travaux universitaires, et partagés chaque année par des dizaines de chercheurs au sein de congrès nationaux et internationaux.

En France, la Haute Autorité de Santé multiplie ses recommandations pour l’équithérapie, l’équitation, l’asinothérapie et l’hippothérapie.

Or la médiation animale ne se limite pas à « être aux côtés d’un animal ». C’est une mise en relation vivante et délicate, dont la sécurité et l’efficience reposent sur un professionnel spécifiquement formé.

La médiation équine bénéficie à 200.000 personnes chaque année. Dans la seule branche thérapie, 14.800 patients sont pris en charge par seulement 1.234 professionnels spécifiquement qualifiés pour mener ces actions : ce qui veut dire que la moitié des bénéficiaires de médiation équine thérapeutique sont suivis par des professionnels dont la qualification ne peut pas être établie.

Faute de réglementation, toutes sortes de praticiens prospèrent, parfois sans qualification équestre ni dans l’accompagnement de publics fragiles. Certains nuisent au bien-être des chevaux, ou mettent la santé et la liberté du public en danger en utilisant des approches pseudoscientifiques voire sectaires.

Aussi, nous, praticiens qualifiés, attendons beaucoup d’une réglementation, pour assurer la sécurité des bénéficiaires, pour garantir le bien-être des équidés, mais aussi pour faire reconnaître la qualité de nos formations et notre haut niveau de savoir faire, enviés par de nombreux pays.

Nous apportons tout notre soutien, en même temps que toute notre vigilance, aux travaux parlementaires qui s’engagent aujourd’hui : pour que le modèle français de médiation équine qui nous est cher rayonne et puisse inspirer nos collègues en Europe et dans le monde entier.

Fleur COURTOIS DE PORTAL
Présidente